Vocabulaire maritime de l'amarrage
Le domaine nautique possède un vocabulaire spécialisé riche pour décrire les différentes techniques et équipements d'amarrage :
- Bollard - poteau métallique ou en béton sur le quai pour fixer les amarres
- Taquet - pièce en forme de T fixée sur le bateau ou le quai
- Défense - protection gonflable ou en mousse placée entre le bateau et le quai
- Aussière - gros cordage utilisé pour l'amarrage des navires
- Garde - cordage qui maintient l'embarcation à distance du quai
- Spring - amarre oblique qui empêche le mouvement longitudinal
Types d'amarrage selon les conditions
L'amarrage varie selon l'environnement et les conditions météorologiques :
Amarrage de plaisance : Dans les ports de plaisance, l'amarrage se fait généralement avec des cordages en polyester ou en nylon, plus souples et résistants aux UV. Les bateaux sont souvent amarrés en épis ou au ponton.
Amarrage commercial : Les navires de commerce utilisent des chaînes et des câbles d'acier capables de supporter des tensions considérables. L'amarrage au corps-mort ou sur catway nécessite des équipements plus robustes.
Amarrage d'urgence : En cas de tempête, les marins renforcent l'amarrage avec des lignes supplémentaires et vérifient régulièrement la tension des cordages.
Sécurité et réglementation portuaire
L'amarrage répond à des règles strictes de sécurité maritime :
Les capitaineries imposent des normes précises concernant le diamètre des amarres selon la taille du navire. Un bateau mal amarré peut causer des accidents graves, endommager d'autres embarcations ou créer des obstacles à la navigation.
Les règlements portuaires exigent que l'amarrage soit réalisé avec du matériel homologué et en nombre suffisant. En général, il faut prévoir au minimum quatre points d'amarrage pour un bateau : deux gardes (avant et arrière) et deux traversières (tribord et bâbord).
La vérification régulière de l'état des cordages est obligatoire, car l'usure due aux frottements et aux intempéries peut compromettre la solidité de l'amarrage.