Formation et parcours professionnel
L'accès au barreau nécessite un parcours académique rigoureux. Après l'obtention d'un Master 1 en droit (ancienne maîtrise), les candidats doivent réussir l'examen d'entrée dans un Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA). Cet examen comprend des épreuves écrites d'admissibilité portant sur le droit civil, pénal, administratif, européen et des matières de spécialisation.
Une fois admis, les futurs avocats suivent une formation de 18 mois alternant cours théoriques et stage pratique dans un cabinet. Cette période se conclut par le Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA) et permet ensuite le serment devant la cour d'appel.
Le barreau dans l'histoire française
L'institution du barreau remonte à l'Ancien Régime, mais sa forme moderne date de la loi du 31 décembre 1971. Cette réforme a unifié les professions d'avocat et d'avoué près les tribunaux de grande instance, créant une profession unique d'avocat.
Historiquement, le terme "barreau" provient de la barre de bois qui séparait, dans les tribunaux, l'espace réservé aux magistrats de celui du public. Les avocats plaidaient devant cette barre, d'où l'expression "être admis au barreau".
Organisation professionnelle
Chaque barreau local est dirigé par un bâtonnier, élu par ses pairs pour un mandat de deux ans. Le Conseil National des Barreaux (CNB) coordonne l'action des 162 barreaux français et représente la profession au niveau national.
Les avocats sont soumis à des règles déontologiques strictes et bénéficient de prérogatives particulières comme le secret professionnel et l'immunité de parole lors des plaidoiries. Ils peuvent exercer en libéral, en société ou être salariés d'entreprises ou d'administrations.