A prêté serment dans les mots croisés

Cette expression fait référence à l'acte solennel par lequel une personne s'engage formellement à respecter certaines obligations ou devoirs, généralement devant une autorité officielle. Le serment constitue un engagement moral et juridique prononcé dans des circonstances particulières, comme lors de l'entrée en fonction d'un magistrat, d'un président, d'un témoin devant un tribunal, ou encore d'un soldat intégrant l'armée.

La prestation de serment revêt un caractère sacré et officiel, marquant l'acceptation de responsabilités importantes. Elle implique généralement la récitation d'une formule consacrée, parfois accompagnée d'un geste symbolique comme la main levée ou posée sur un objet significatif. Cette pratique ancestrale confère une dimension solennelle à l'engagement pris et souligne l'importance des fonctions ou des témoignages concernés.

  • 6 lettres: JUREUR
  • 4 lettres: JURÉ

Exemples d'utilisation en mots croisés

  • S'est engagé solennellement
  • A prononcé la formule officielle
  • S'est lié par un engagement solennel
  • A fait sa promesse devant l'autorité

Synonymes et termes apparentés

L'expression "a prêté serment" peut être remplacée par plusieurs termes équivalents selon le contexte :

  • "A juré" - forme la plus directe et courante
  • "S'est engagé" - met l'accent sur l'aspect contractuel
  • "A fait serment" - variante littéraire classique
  • "S'est lié par serment" - souligne le caractère contraignant
  • "A donné sa parole d'honneur" - version plus personnelle

Dans le vocabulaire juridique, on trouve également "a prêté le serment professionnel" ou "a été assermenté" pour désigner l'acte officiel.

Contextes historiques et institutionnels

La prestation de serment traverse l'histoire française avec des moments emblématiques :

Sous l'Ancien Régime, les vassaux prêtaient serment de fidélité à leur suzerain lors de la cérémonie d'hommage. La Révolution française a transformé cette pratique avec le serment du Jeu de Paume (1789), où les députés jurèrent de donner une constitution à la France.

Aujourd'hui, la prestation de serment demeure centrale dans nos institutions : le président de la République prête serment devant le Congrès, les magistrats devant la Cour de cassation, et les avocats devant le barreau. Cette continuité illustre la permanence de cette tradition républicaine.

Expressions et locutions dérivées

Le serment a engendré de nombreuses expressions dans la langue française :

  • "Parole d'honneur !" - affirmation solennelle dans le langage courant
  • "Je le jure !" - engagement personnel fort
  • "Croix de bois, croix de fer" - serment enfantin traditionnel
  • "Main sur le cœur" - geste d'engagement sincère

L'expression "tenir parole" découle directement de cette notion de serment, tandis que "se parjurer" désigne la violation de l'engagement pris, considérée comme particulièrement grave moralement et juridiquement.


Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un serment et une simple promesse ?

Un serment se distingue d'une simple promesse par son caractère officiel et solennel. Alors qu'une promesse relève du domaine privé, le serment est prononcé devant une autorité reconnue (juge, officier d'état civil, supérieur hiérarchique) et engage juridiquement la personne. Il implique souvent des conséquences légales en cas de non-respect, contrairement à une promesse ordinaire qui n'a qu'une valeur morale.

Dans quelles circonstances prête-t-on serment en France ?

En France, on prête serment dans de nombreuses situations officielles : lors de l'investiture du Président de la République, de l'entrée en fonction des magistrats, des avocats lors de leur inscription au barreau, des témoins et experts devant les tribunaux, des fonctionnaires de police, des militaires, ou encore des traducteurs assermentés. Chaque profession ou fonction a sa propre formule de serment adaptée aux responsabilités exercées.

Que risque-t-on si l'on viole son serment ?

Violer un serment peut entraîner des sanctions disciplinaires, professionnelles ou pénales selon le contexte. Un magistrat qui manque à son serment peut être révoqué, un témoin qui fait un faux témoignage sous serment commet un parjure passible d'emprisonnement, et un fonctionnaire peut faire l'objet de sanctions administratives. Au-delà des conséquences juridiques, la violation du serment porte atteinte à l'honneur et à la crédibilité de la personne.